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Trois athlètes formeront la toute première cohorte d’Équipe Québec en plongeon de haut vol
Montréal, 21 avril 2026 – Plongeon Québec est fière de dévoiler la toute première équipe du Québec en plongeon de haut vol, composée d’athlètes expérimentés en Simone Leathead, Molly Carlson et Michael Foisy.
« Au cours des derniers mois et des dernières années, il y a eu un petit ralentissement dans le développement du sport en raison du manque de subventions disponibles pour nos athlètes. Ce sont de gros montants qui doivent être déboursés pour les frais de compétitions et ce n’est pas tout le monde qui peut se le permettre sans soutien financier », rappelle l’entraîneur-chef Stéphane Lapointe.
« L’annonce officielle de la première cohorte de l’équipe du Québec de haut vol vient soutenir les athlètes qui sont déjà à ce niveau. Ça permet de les reconnaître à leur juste valeur, de leur donner de la visibilité et de les soutenir dans leur cheminement sportif. C’est un avancement et Québec démontre encore que nous sommes avant les autres. On n’attend pas que le sport soit aux Jeux olympiques avant de créer un tel programme. »
« Plongeon Québec est extrêmement fière de dévoiler cette toute première équipe du Québec de plongeon de haut vol. Aujourd’hui, on ne fait pas que lancer une équipe : on pose les bases du futur de la discipline au Québec, tout en soutenant des athlètes d’exception dont le talent et l’engagement méritent d’être pleinement reconnus », a fièrement ajouté la directrice générale de la fédération Pascale Beaudry.
Des noms qui résonnent
L’objectif demeure de voir les épreuves de haut vol être ajoutées au programme olympique des Jeux de 2032. L’arrivée d’Équipe Québec en haut vol apportera une aide non négligeable à ses membres, qui brillent déjà depuis quelques années sur la scène internationale.
« C’est assez spécial, j’ai été longtemps dans l’équipe du Québec de plongeon, presque dix ans. C’est encore plus spécial pour moi maintenant de faire partie de l’équipe du Québec dans un sport qui me passionne encore plus », a déclaré d’emblée Simone Leathead, vice-championne du monde en titre chez les femmes.
Le succès n’a pas tardé à se présenter pour la Montréalaise qui a seulement découvert le sport en 2022, tout juste avant les Championnats du monde juniors. Elle a gravi les échelons par la suite et s’est vite taillé une place parmi l’élite mondiale.
« De faire partie de la première cohorte, ça représente beaucoup pour moi, c’est super le fun de voir que Plongeon Québec nous soutient ! »
Leathead ne sera pas la seule médaillée des Championnats du monde à porter les couleurs du Québec cette saison. Molly Carlson était montée sur la deuxième marche du podium de cette compétition en 2023 et 2024.
« J'ai grandi dans une petite ville de l'Ontario qui n'avait ni les entraîneurs ni les installations nécessaires, et j'ai toujours su que si je voulais poursuivre ma carrière en plongeon, c'est à Montréal que ça se passerait. C'est le meilleur endroit pour mon entraînement », a déclaré Carlson, originaire de Thunder Bay.
« Faire partie de cette toute première équipe de haut vol du Québec est un rêve qui se concrétise : c'est merveilleux de faire partie de ce projet et de lancer le bal pour ce sport incroyable. »
-Molly Carlson
Du côté masculin, on retrouve Michael Foisy, 14e aux plus récents mondiaux. Celui qui a recommencé le plongeon en 2018 s’est graduellement intéressé à la hauteur et a constaté qu’il avait du potentiel. Il a littéralement plongé tête première vers ce nouveau défi.
« J’aime le haut vol pour l’adrénaline que ça me procure et, surtout, le sentiment d’accomplissement après avoir plongé d’aussi haut », explique le Québécois.
« C’est vraiment cool d’avoir cette initiative et d’avoir le soutien du Québec pour nous aider à avancer là-dedans. Ça peut être difficile d’avoir de l’aide, comme c’est un sport qui est très niche. »
Un entraîneur de renom
Le groupe sera entre bonnes mains sous la supervision de Stéphane Lapointe, une sommité auprès des entraîneurs internationaux de la discipline. Le principal intéressé se réjouit de la mise sur pied d’Équipe Québec.
« C’est important à plusieurs niveaux. D’abord, il y a le côté pionnier du haut vol au Québec, ç’a été la première province à reconnaitre le haut vol comme sport officiel au Canada et encore la seule province à ce jour. De plus, tous les athlètes de l’équipe nationale font partie de l’équipe du Québec, donc ça démontre la profondeur du haut vol au Québec », lance-t-il avec fierté.
« Ce qui me rend le plus fier, c’est de voir le chemin parcouru. On a commencé avec une athlète, sans pouvoir la suivre en compétition. On est rendus avec huit athlètes qui s’entraînent ensemble, qui vont en compétition et qui peuvent s’entourer d’un entraîneur pour les soutenir. C’est déjà un gros avancement, mais il y a encore une grosse contribution nécessaire des athlètes, qui doivent payer les frais de compétitions de leur poche pour arriver à faire ce qu’on fait aujourd’hui. »
Un spectacle de qualité
Le plongeon de haut vol a fait son entrée aux Championnats du monde des sports aquatiques en 2013. Encore méconnu du grand public, le sport attire l’attention par son intensité et les figures spectaculaires qu’il permet.
« Les gens passent à travers une gamme d’émotions assez intenses, c’est excitant, c’est stressant, le public s’attache aux athlètes un peu à travers les écrans ou en vrai », admet Simone Leathead.
« Souvent, quand les gens me rencontrent, ils me disent à quel point ils trouvent ça toujours surprenant à quel point on a l’air calmes. Pour eux, ça n’a pas de sens comment on n’a pas l’air d’avoir peur, mais au final, on intériorise notre stress et nos émotions! »
Sa coéquipière Molly Carlson abonde dans le même sens.
« Les gens pensent qu'on est là-haut sans aucune peur, mais on y fait face plus que quiconque au monde. C'est l'un des sports les plus extrêmes et nous devons apprendre à gérer cette peur et à vivre avec. Tout le monde nous regarde avec énormément d'admiration, en pensant qu'on doit être fous, et ce respect nous rend très uniques et spectaculaires. »
Les plongeurs tenteront de se qualifier pour le circuit de la Coupe du monde et, éventuellement, pour les Championnats du monde de 2027, prévus à Budapest, en Hongrie.
Il est possible d’en savoir plus sur la préparation de l’équipe en suivant Simone Leathead, Molly Carlson et Michael Foisy sur les médias sociaux, eux qui sont toujours prêts à partager leur passion et à promouvoir le plongeon de haut vol.
« Plus on en parle, plus on fait rayonner le sport et qu’on a de la visibilité, plus on a de chances d’être reconnus et éventuellement, de devenir un sport olympique », conclut Stéphane Lapointe, fébrile pour la suite.
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